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Gestion du sommeil en France et au Japon : une enquête pilote.
Jean-Luc Azra et Bruno Vannieuwenhuyse
Cet article s’inscrit dans le cadre d’une recherche sur les différences entre les habitudes liées au sommeil des Français et des Japonais[1]). Notre objectif est de mettre à jour des différences profondes entre la société française et la société japonaise. Nous pensons cependant que fondamentalement les priorités humaines sont identiques (recherche du bonheur, du confort et de la sécurité) et que les comportements manifestés répondent simplement à des choix différents en réponse aux contraintes universelles qui régissent les sociétés humaines.
Cette recherche a commencé quand nous avons constaté la surprise des Français qui vivent au Japon, face à certaines attitudes japonaises concernant le sommeil. Cette surprise porte d’abord sur le fait que beaucoup de Japonais dorment ou somnolent dans les transports en commun. Elle se prolonge quand les enseignants français constatent que certains étudiants dorment dans les locaux de l’université ou même en cours. Enfin, cette surprise se change parfois en gêne lorsque les Français comprennent que beaucoup d’enfants japonais dorment dans la même chambre que leurs parents, et parfois sur la même couche. Et pourtant, ces attitudes ne sont pas complètement exclues en France : on y voit des gens dormir ou somnoler dans les trains ; il arrive que des étudiants dorment en classe ; il n’est pas rare que de petits enfants dorment dans la même chambre que leur parents, et dans certains cas, les enfants français rejoignent parfois aussi les parents dans leur lit. D’où vient donc la surprise des Français qui s’installent au Japon ?
Nous nous sommes dit que cette surprise portait sur le détail des circonstances dans lesquelles les gens dorment en public ou en famille[2]). Dans un premier article, nous avons fait quelques suppositions[3]). Afin de les confirmer ou de les infirmer, nous avons décidé de mettre en place une enquête conséquente sur les habitudes de sommeil des Français et des Japonais. Ce projet nécessitait une enquête pilote qui s’est déroulée en mai 2001 auprès de 140 étudiants (49 Français et 91 Japonais). Celle-ci nous a permis de progresser dans notre méthodologie et dans nos hypothèses.
Nous avons pu tester nos questions et notre procédure d’enquête. Nous avons ainsi déterminé que les questions les plus efficaces sont d’une part les questions fermées, quantitatives, portant sur des faits (par exemple nombre d’heures dormies, habitudes de sommeil dans les transports en commun, etc.), et d’autre part les questions ouvertes, qualitatives, portant sur des choix personnels de mode de vie (par exemple, sur la manière dont on pense dormir en couple après vingt ans de vie commune). A l’intermédiaire entre ces deux types, les questions portant sur des jugements (par exemple sur ce qu’on pense des étudiants qui dorment en cours) ou des situations hypothétiques (sur ce qu’on ferait dans telle ou telle situation), ou encore sur des priorités de vie (classer des objectifs par ordre d’importance) posent des problèmes de traduction insurmontables, sont plus difficiles à interpréter, ou donnent des résultats qui ne sont pas statistiquement significatifs. Nous avons pu déterminer que dans le contexte d’enquête que nous avons choisi (faire passer des questionnaires dans des classes sans perturber le déroulement normal de la classe), le questionnaire idéal se compose d’une dizaine de questions fermées factuelles suivie d’une ou deux questions ouvertes portant sur des choix personnels de mode de vie (que faites-vous ou que comptez-vous faire dans telle situation, et pourquoi).
Cette enquête nous a également apporté un certain nombre de résultats significatifs : dans les limites de notre échantillon, nous pouvons dire :
· qu’il existe une différence entre Français et Japonais en ce qui concerne la durée du temps de sommeil nocturne (les Français dorment de l’ordre d’une heure de plus par nuit) ;
·
qu’il existe des différences entre les
comportements des Français et Japonais en ce qui concerne le sommeil dans les
lieux publics (la majorité des Japonais y dorment très régulièrement, la
majorité des Français, jamais ; la différence est moins marquée en ce qui
concerne le sommeil dans les transports en commun) ;
· et enfin, qu’il existe des différences entre Français et Japonais en ce qui concerne le sommeil familial : les enfants français disposent beaucoup plus souvent et beaucoup plus tôt d’une chambre personnelle ; il ne partagent pratiquement jamais le lit de leur parent (contre un tiers des enfants japonais de trois ans). Nos étudiants français comptent faire dormir leurs futurs enfants pendant la nuit dans une pièce séparée en moyenne quatre ans et demi plus tôt que nos étudiants japonais ; enfin, il ont une conception du couple qui interdit de dormir séparément, même après vingt ans de vie commune, alors que les deux tiers de nos étudiants japonais n’y voient pas un problème.
Ces résultats nous ont permis de donner une confirmation préliminaire aux deux grandes tendances que nous avions déterminées dans notre article précédent[4]) : (1) les Français, plus que les Japonais, tendent à favoriser une division du temps en deux blocs : nuit et sommeil d’une part, jour et veille d’autre part ; (2) les Français, plus que les Japonais, concoivent le sommeil comme quelque chose de lié à la sexualité, ou en tout cas à l’intimité.
Dans une première partie, nous présenterons le questionnaire et la manière dont il a été distribué. Une deuxième partie présentera les résultats en trois sections : (1) temps de sommeil, (2) sommeil dans des lieux publics, et (3) sommeil familial.
1. Le questionnaire
1.1. Contenu des questions
L'objectif de cette pré-enquête était double : nous voulions (a) tester nos questions et (b) construire des questions fermées à partir des réponses que nous allions recevoir aux questions ouvertes. Outre les questions démographiques (étudiant(e) ou employé(e), discipline ou secteur d’activité, âge), nous demandions aux informants de :
1.
répondre sur des faits. Il s’agissait :
· de questions à choix multiples : par exemple « Vous arrive-t-il de dormir dans les transports en commun ? Oui, tous les jours / Oui, une ou deux fois par semaine / ... » (9 questions de ce type)
· de questions dans lesquelles il fallait indiquer un chiffre : par exemple « Vous pensez dormir environ combien d’heures par nuit en moyenne ? Environ --- heures / je ne sais pas » (5 questions)
· d’une question ouverte : « En général, qu’est-ce que vous faites pendant vos vacances ? » (1 question)
2.
d’imaginer leur avenir :
· par exemple : « Si vous étiez en couple avec la même personne depuis vingt ans, penseriez-vous dormir : dans la même chambre et dans le même lit / dans la même chambre, mais dans des lits séparés / ... » (2 questions à choix multiples)
3.
de donner la ou les raisons de
leur comportement passé, présent ou futur, ou de leur opinion, avec une question ouverte
brève :
· « Pourquoi ? » : par exemple « Si vous aviez un enfant, penseriez-vous le faire dormir : dans un lit à part, dans une chambre à part / ... Pourquoi ? » (6 questions)
· « Et vous, est-ce qu’il vous est arrivé récemment de dormir en cours ? Oui / Non. Si oui : dans quel cours ? Pour quelles raisons ? » (1 question)
4.
de décrire leur réaction
éventuelle à une situation que nous leur demandions d’imaginer :
· une question fermée : « Imaginez que vous avez un enfant qui passe un examen difficile demain. Il est 17h. Qu’est-ce que vous lui conseillez : De préparer son examen mais de dormir au moins --- heures cette nuit / .... » (1 question)
· une question ouverte : « Il est trois heures de l’après-midi, vous êtes à l’université, et vous avez sommeil. Qu’est-ce que vous faites ? » (1 question)
5.
de donner des indications sur
leurs valeurs personnelles et leur opinion sur des questions générales :
· questions à compléter par des chiffres : par exemple « A partir de quel âge pensez-vous qu’un enfant doive dormir dans une pièce séparée de ses parents ? Disons à partir de ---- » (2 questions)
· question ouverte : « Qu’est-ce qui est important pour vous dans la vie ? » (1 question)
6.
d’interpréter une situation que
nous leur demandions d’imaginer :
· « Voici un(e) étudiant(e) qui s’endort sur sa table en plein cours. Qu’est-ce que vous en pensez ? Le (la) pauvre, il (elle) a dû étudier ou réviser toute la nuit / Il (elle) manque de respect au professeur / ... » (1 question à choix multiples)
Par ailleurs, nous avons invité les informants à écrire tout commentaire ou précision qu’ils jugeraient opportun de mentionner, après trois questions factuelles portant sur leur temps de sommeil.
Au total, 30 questions pour un questionnaire de 6 pages (en français et en japonais). Ce questionnaire demandait entre 20 mn et une demi-heure pour être rempli sérieusement.
Cet article décrit les résultats de la majorité des questions. Nous avons laissé certaines questions de côté car elles se sont avérées décevantes et que la place nous manque ici pour faire une description exhaustive de cette pré-enquête. D’autres questions sont en cours de traitement et feront l’objet de publications ultérieures.
1.2. Echantillon et méthode d’administration du questionnaire
Pour des raisons
d’ordre pratique, nous avons choisi de faire remplir le questionnaire à des étudiants d’université français et
japonais :
· des étudiants et étudiantes de l’université d’Osaka (une classe de première année de sciences humaines et littérature et une classe de deuxième année d’élèves ingénieurs), ainsi que des étudiantes de littérature française de l’université pour jeunes filles Konan Joshi. Les étudiants japonais ont rempli leur questionnaire pendant leur temps de cours de français langue étrangère.
· des étudiantes et étudiants français de japonais langue étrangère à l’université de Paris 7-Jussieu. Ils ont rempli leur questionnaire à la maison et l’ont remis à leur enseignante la semaine suivante.
Nos
échantillons ne sont pas parfaitement équilibrés en termes de discipline ni de
proportion hommes / femmes :
|
Japonais |
Français |
||||
|
Garçons
|
Filles
|
Garçons
|
Filles |
Garçons
littéraires |
Filles |
|
31 |
3 |
37 |
20 |
25 |
24 |
Ils nous semblent toutefois satisfaisants pour une pré-enquête telle que celle-ci, où les principaux résultats attendus sont d’ordre méthodologique. Ils ont permis, dans une première phase d’étude des résultats, de mettre à jour similitudes et différences éventuelles entre :
· Français et Japonais,
· dans chaque groupe national, entre garçons et filles, en ne considérant que les échantillons « littéraires » ,
· et dans le groupe national japonais, entre « littéraires » et « scientifiques », en ne considérant que les garçons (cette dernière distinction n’étant pas traitée dans cet article).
Nous avons effectué nos analyses statistiques sur l’échantillon global, sauf pour la question du sommeil familial, où nous avons comparé les littéraires de l’université d’Osaka (20 garçons et 29 filles) et les littéraires de Jussieu (22 garçons et 22 filles).
Une autre préoccupation est la différence d’âge moyen : les âges des étudiants français se répartissent entre 19 et 24 ans, alors que les étudiants japonais sont plus groupés : 76% d’entre eux ont entre 18 et 20 ans. Nous reviendrons sur cet aspect dans notre première section.
1.3. Méthode utilisée pour traduire les questionnaires
Un long questionnaire (qui
comportait beaucoup plus de questions et de choix de réponses que le
questionnaire finalement sélectionné) a d’abord été composé en français par les
auteurs, puis traduit par des étudiants de la section de littérature française
de l’Université de Kyûshû. Ces traductions ont été redistribuées, retraduites
de façon croisée, et contrôlées par des étudiants différents de celles et ceux
qui avaient fait la traduction initiale. Cette méthode a permis de relever de
nombreuses erreurs de traduction ainsi que des problèmes récurrents sur le sens
de certains mots (voir section 3). Elle a également permis de reformuler et
d’éliminer un certain nombre de questions dont il est apparu que les problèmes
de traduction étaient si nets que la comparaison entre les résultats français
et les résultats japonais ne feraient plus sens. Il en est résulté
un questionnaire abrégé[5].
La traduction en a été à nouveau contrôlée par les auteurs, en coopération avec
Meiko Ikezawa (enseignante de japonais à Jussieu).
2. Les résultats
2.1.
Résutats, section 1 : Temps de sommeil
Dans notre précédent article, nous émettions l’hypothèse que les Français considéraient plus le sommeil comme une ressource à gérer précieusement que les Japonais. Cette assertion serait confortée si nous mettions en évidence que les Japonais ont tendance à dormir moins que les Français. C’est pourquoi nous avons demandé à nos informants d’indiquer leur temps de sommeil. Nous avons testé deux manières de sonder cette variable : (1) une estimation directe par les informants (« Vous pensez dormir combien d’heures en moyenne ? ») ; et (2) une estimation indirecte : des questions sur l’heure où les informants se sont couchés et levés le week-end précédent, et l’heure où ils vont se coucher / se lèvent en général. Nous pensions que la deuxième méthode serait plus précise, car elle demandait que chacun fouille dans ses souvenir récents, plutôt que d’estimer vaguement son temps de sommeil.
Voici ce que nous avons obtenu :
A. Il existe une différence statistiquement significative entre Français et Japonais en ce qui concerne la durée du temps de sommeil, et ce quelle que soit la mesure adoptée :
|
Différentes estimations du temps de sommeil pour les Français et les Japonais |
||||||||
|
|
JAPAN |
FRANCE |
t value |
Prob. |
||||
|
TYPE DE MESURE |
N |
Mean |
S.D. |
N |
Mean |
S.D. |
|
|
|
Temps de
sommeil nuit de vendredi |
87 |
8.18 |
2.28 |
43 |
9.06 |
1.35 |
2.75 |
P<.01 |
|
Temps de
sommeil nuit de samedi |
87 |
8.06 |
2.37 |
43 |
8.77 |
1.62 |
2.01 |
P<.05 |
|
Moyenne week-end (nuits de vendredi et samedi) |
87 |
8.12 |
1.93 |
43 |
8.91 |
1.28 |
2.80 |
P<.01 |
|
Temps de
sommeil nuit de dimanche |
87 |
6.71 |
2.07 |
43 |
8.11 |
1.26 |
4.74 |
P<.001 |
|
Temps de sommeil pendant la semaine. |
90 |
6.79 |
1.35 |
44 |
8.24 |
1.02 |
6.30 |
P<.001 |
|
Moyenne temps de sommeil (moyenne entre temps de sommeil pendant la semaine et temps de sommeil le WE dernier) (A) |
86 |
7.18 |
1.22 |
43 |
8.43 |
.82 |
6.89 |
P<.001 |
|
Toutes les mesures ci-dessus sont estimées d’après les heures de
coucher et les heures de lever |
||||||||
|
Temps de sommeil estimé directement par les informants (B) |
87 |
6.66 |
1.21 |
43 |
7.73 |
1.11 |
4.87 |
P<.001 |
|
Difference A-B |
83 |
.49 |
.98 |
43 |
.70 |
.99 |
1.14 |
n.s. |
Il existe une différence significative entre les temps de sommeil des Français et des Japonais, que l’on prenne en compte :
· la moyenne du temps de sommeil déduit des heures de lever et de coucher (A) : t(116.1)= 6.89, p<.001.
· ou le temps de sommeil estimé directement par les informants (B) : t(128)= 4.87, p<.001.
Les Français de notre échantillon dorment donc effectivement plus que les Japonais que nous avons interrogés : il existe une différence, et cette différence est statistiquement significative[6]). Ce résultat préliminaire nous conforte dans notre intuition initiale et nous donne une justification solide pour intégrer le temps de sommeil de manière proéminente dans notre prochaine enquête.
B. Un seul indicateur du temps
de sommeil apparaît suffisant pour notre prochaine enquête.
La dernière ligne du tableau ci-dessus nous montre qu’il n’y a pas de différence significative (n.s. = non-significatif) entre Français et Japonais en ce qui concerne l’écart entre estimation directe et estimation indirecte du temps de sommeil : Français et Japonais « se trompent » plus ou moins dans la même proportion.
La différence entre le temps de sommeil estimé indirectement (A) et le temps de sommeil estimé directement (B) est statistiquement significative (France : t(42) = 4.63. (P<.001) ; Japon : t(82)= 4.53 (P<.001)). Les gens dorment plus (en moyenne 8.43 heures en France et 7.17 au Japon) que ce qu’ils estiment dormir si on leur pose la question directement (7.73 heures en France et 6.68 heures au Japon).
|
Temps de sommeil estimé directement et
indirectement |
||||||
|
|
Estimation
d’après les heures de coucher et de lever (A) |
Estimation
directe par les informants (B) |
t value |
Prob. |
||
|
|
Mean |
S.D. |
Mean |
S.D. |
|
|
|
Japan (N= 83) |
7.18 |
1.21 |
6.66 |
1.22 |
4.53 |
P<.001 |
|
France (N= 43) |
8.43 |
.82 |
7.73 |
1.11 |
4.63 |
P<.001 |
Les informants se « trompant » donc de manière régulière et similaire dans les deux échantillons, nous pouvons garder un seul indicateur pour notre prochaine enquête, en vue d’alléger le questionnaire. La question « Vous pensez dormir combien d’heures en moyenne ? » (estimation directe) est la plus simple, c’est donc celle que nous retiendrons. Nous pourrons ajouter 0.49 heure pour les Japonais et 0.70 heure pour les Français pour nous rapprocher de l’estimation indirecte que nous jugeons plus fiable.
2.2. Résutats, section 2 : Dormir dans des lieux publics.
2.2.1. Dormir dans des lieux peuplés d’inconnus
2.2.1.1.
Résultats
Notre
réflexion a débuté à partir d’une remarque d’une Française pour qui voir les
Japonais dormir dans les trains locaux avait été un véritable choc culturel.
Nous avons créé trois questions relatives au fait de dormir (a) dans des lieux
publics « tels que parc, réfectoire, bibliothèque, salle de
classe… », (b) dans les transports en commun : train de
banlieue, RER, bus, métro… , et (c) dans les trains de grandes lignes.
Il apparaît d’abord que la majorité des Japonais (51.7%) dorment dans des lieux publics très régulièrement (tous les jours ou une ou deux fois par semaine). La majorité des Français (61.4%) n’y dorment jamais.
|
Vous arrive-t-il de dormir dans des lieux
publics tels que parc, |
||
|
|
Japonais |
Français |
|
Tous les jours |
11 (12.4%) |
0 |
|
Une ou deux fois par semaine |
35 (39.3%) |
6 (13.6%) |
|
Une ou deux fois par mois |
18 (20.2%) |
4 (9.1%) |
|
Une ou deux fois par an |
12 (13.5%) |
7 (15.9%) |
|
Jamais |
13 (14.6%) |
27 (61.4%) |
Pour les autres questions, les
chiffres sont moins nets :
|
Vous arrive-t-il de dormir dans les transports
en commun : |
||
|
|
Japonais |
Français |
|
Tous les jours |
16 (17.6%) |
6 (13.6%) |
|
Une ou deux fois par semaine |
20 (22.0%) |
6 (13.6%) |
|
Une ou deux fois par mois |
25 (27.5%) |
3 (6.8%) |
|
Une ou deux fois par an |
15 (16.5%) |
6 (13.6%) |
|
Jamais |
15 (16.5%) |
23 (52.3%) |
Les résultats de cette question montrent une différence entre Japonais et Français moins grande que ce à quoi nous nous attendions. Plus de Japonais que de Français dorment très régulièrement (tous les jours ou une ou deux fois par semaine) dans les transports en commun (39.6% contre 27.2%), mais nous pensions que la différence serait plus importante. Remarquons cependant que 52.3% des Français de notre échantillon ne dorment jamais dans les transports en commun, contre seulement 16.5% pour nos Japonais.
|
Tableau 10 : Vous arrive-t-il de dormir dans les trains de grandes lignes, comme le TGV ? |
||
|
|
Japonais |
Français |
|
A chaque fois |
12 (13.2%) |
|