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grammaire index général
Rencontres
pédagogiques du Kansaï 2001
Coordonner
le cours de grammaire et
le
cours de conversation en première année
La conversation
et la grammaire sont difficiles à traiter dans une même classe (s’il
n’y a qu’un seul cours) ou à coordonner (s’il y a deux cours ou
plus). Il y a plusieurs raisons à cela, les principales étant
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les différences
entre la syntaxe de l’oral et la syntaxe de l’écrit en français ;
-
le fait que
dans la classe, les explications de grammaire tendent à prendre le pas
sur le temps de pratique orale.
Les solutions
les plus simples consistent donc à sacrifier soit la conversation soit
la grammaire (s’il n’y a qu’un
seul cours) ou à traiter conversation et grammaire comme des entités
indépendantes qui n’ont pas à être coordonnées (s’il y a deux cours
ou plus).
Dans la pratique
de l’enseignement du français au Japon, une bonne connaissance de la
grammaire est souvent perçue comme une base nécessaire, à partir de
laquelle l’étudiante ou l’étudiant deviendra capable de manipuler
la langue. C’est donc le plus souvent la conversation qui est sacrifiée.
Souvent aussi, en particulier à l’université, même si les apprenants
suivent deux cours ou plus, le grand nombre d’apprenants dans les classes,
leur faible motivation et d’autres raisons rendent l’apprentissage
de la conversation difficile. Là encore, la conversation (dans sa réalité
d’interaction orale entre deux personnes qui se communiquent mutuellement
des informations nouvelles et circonstanciées) est sacrifiée.
En partie en
réaction à cette situation, un groupe d’enseignants, dont moi-même,
ont initié un mouvement basé sur ce qu’on appelle désormais « la
méthode immédiate », en faveur de conversations effectives dans la classe.
Ce mouvement a débuté en 1995 à l’université d’Osaka, mais il implique
maintenant des enseignants de plusieurs autres institutions. De plus, il
a dépassé le cadre du FLE puisque la méthode immédiate est maintenant
pratiquée en Allemand Langue Étrangère à Osaka et en Japonais Langue Étrangère
à Paris 7 (Jussieu).
Nous avons
d’abord exploré une approche radicale dans laquelle, plutôt que de
sacrifier l’enseignement de la conversation à l’enseignement de la
grammaire, nous avons complètement sacrifié l’enseignement de la grammaire
au profit de celui de la conversation. Dans cette approche, les structures
sont présentées sous forme de phrases-types telles que « Est-ce que
vous avez vu un bon film récemment ? » ou encore « Je ne suis jamais
allé à l’étranger ». Nous proposons de telles phrases avec leur seul
sens, sans explications grammaticales autres que leur organisation sous
forme de boîtes et de paradigmes disposés sur le tableau noir ou sur
un polycopié. Nous n’entrons pas dans le détail de l’ordre des mots, de
la forme du passé, de la place de l’adjectif, etc. Cette approche permet
de consacrer l’intégralité du temps de classe à pratiquer immédiatement
les nouvelles structures et les nouveaux éléments de conversation. La
méthode est dite « immédiate
» parce qu’elle permet de créer à chaque cours, quel que soit le nombre
d’apprenants, leurs niveaux (parfois disparates) ou leurs acquis antérieurs,
une situation réelle de conversation impliquant les personnes présentes
(c’est à dire le professeur et ses élèves).
Néanmoins,
la question de la grammaire réapparaît souvent sous forme d’un besoin
de grammaire ressenti par les étudiantes et les étudiants. Ce besoin
se manifeste d’abord par des questions directes des élèves : Pourquoi
“le cinéma” mais “la télé ?” » ; « Quelle est la différence
entre "j’ai (vu )" et "je suis (allé)" pour le passé ? », etc.
Ce besoin se manifeste parfois aussi par un passage à vide en milieu ou
en fin de semestre, avec des confusions entre les structures et un appel
à rassembler les connaissances.
Il y a également
un besoin de grammaire ressenti par les professeurs. Ce besoin leur a
d’abord été instigué par leur propre formation, selon laquelle la
bonne connaissance de la grammaire traditionnelle est souvent vue comme
un préalable à toute tentative de conversation réelle. Ce besoin est
ensuite relayé par l’institution
: dans de nombreux cas, un cours de grammaire est assuré en parallèle
au cours de conversation. Or, le plus souvent, ce cours se base sur une
progression traditionnelle qui ne recoupe pas les réalités de la conversation.
Comment
conserver les bénéfices d’une pratique immédiate de la conversation
dans la classe, tout en répondant à ces besoins ? Ou mieux, comment s’appuyer
sur ces besoins pour rendre la pratique immédiate plus efficace encore
?
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1. Problèmes
auxquels se heurte la coordination conversation/grammaire :
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Le premier
problème rencontré est celui de la variation.
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Ce problème
a deux facettes, dont la première est la variation inhérente. Le français
moderne est une langue qui présente de nos jours une faible latitude dialectale,
mais une très grande variation individuelle dans l’organisation de la
phrase. Les questions en particulier, si importantes pour la conversation,
présentent une grande variété de structures. On peut facilement trouver
une quinzaine de manières différentes de poser la même question, en
ne changeant que l’ordre des mots ou la forme des interrogatifs. Par
exemple : « Où habite votre frère ? » ; Où est-ce qu'habite votre
frère ? » ; « Où votre frère habite ? » ; « Où est-ce
que votre frère habite ? » ; « Où il habite, votre frère ? »
; « Où votre frère habite-t-il ? » , etc. A ces formes qui modifient
peu le sens de l’interrogation s’ajoutent quantité de modes de questionnement
qui sont autant de manières de poser à peu près la même question.
Par exemple : Votre frère habite à Paris ? » ; « Est-ce qu’il
habite loin, votre frère ? », « Ah, votre sœur habite à Nagoya. Et
votre frère ? », etc. Notons aussi que dans tous ces cas, l’ordre des
mots est variable, mais pas libre. On ne rencontre pas, entre autres, «
*Habite votre frère où ?», « *Votre
frère habite où est-ce que ? », « *A Paris votre frère habite ? »,
etc.
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La seconde
facette du problème de la variation est celle des différences de niveaux
de langage. Pour une chose, le français peut distinguer des niveaux de
politesse et de familiarité par le biais du vouvoiement ou du tutoiement,
ou par l’usage de tournures plus ou moins codifiées : « Où habite
ton frère ? » ; « Où habite votre frère ? » ; « Est-ce que je peux
me permettre de vous demander où habite votre frère ? », voire de mots
attribués : « Est-ce que je peux vous demander où réside votre frère
? ». De plus, le français véhicule dans son usage les différentes facettes
d’une société (relativement) stratifiée et découpée en groupes de
solidarités (relativement) distincts. Les Français sont (relativement)
sensibles, consciemment ou non, aux différences entre dialectes
sociaux. Ainsi « Où ton frère habite-t-il ? » pourra être perçu,
par certains et dans certains contextes, comme bourgeois ou snob ; « Et
ton frère, il habite où ? », comme un jeunisme ; « Où c’est qu’il
habite ton frère ? », comme populaire ; « Où c’est-il qu’il habite,
ton frère ? » comme rural, etc. Enfin, la perception du sociolecte est
étroitement mêlée dans chaque groupe avec le niveau de politesse. Ainsi
« Où votre frère habite-t-il
? » pourra être perçu comme soutenu (et donc poli) ; « Et votre frère,
il habite où ? » comme relâché (et donc moins poli) ; « Où c’est
qu’il habite votre frère ? », comme vulgaire (et donc impoli ou irrespectueux)
; etc.
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Les combinaisons
infinies de la variation inhérente et des niveaux de langage offrent un
véritable défi technique à toute tentative d’enseigner une grammaire
qui soit aussi, un tant soit peu, celle de la langue dans sa réalité
conversationnelle. En effet, enseigner ces combinaisons une par une prendrait
un temps infini ; de plus, l’apprenant serait vite submergé par quantité
d’informations inapplicables. La solution traditionnelle, que j’ai
évoquée en introduction, consiste à sacrifier toute tentative de conversation
effective, ou à traiter la grammaire et la conversation comme deux entités
séparées qui n’interagissent pas. Dans les deux cas, une ou deux formes
sont enseignées (correspondant par exemple à « Où votre frère habite-t-il
? » ou, dans les grammaires plus récentes, à par exemple « Où votre
frère habite ? »).
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Le second problème
réside dans la tendance qu’ont les explications grammaticales à phagociter
le temps disponible. En effet, la moindre phrase conversationnelle
contient quantité de problèmes nouveaux pour l’apprenant. Pour ne donner
qu’un exemple, la seule interaction « Comment vous vous appelez
? » – « Je m’appelle… », qui devrait apparaître très tôt dans
un cours de conversation, fait intervenir, outre les questions d’ordre
des mots et de niveau de langage évoquées plus haut, plusieurs complexités
grammaticales (la conjugaison du verbe selon la personne, la question du
verbe pronominal, etc.) et morphologiques (liaison, élision). Expliciter,
même très brièvement, chacun de ces points dans le temps de cours disponible
est une gageure. S’y engager constitue pratiquement le programme d’une
année de classe. C’est, dans la pratique, ce qui se passe : même si
l’intention est bien d’enseigner la conversation, dès qu’on avance
un pied sur le terrain de la grammaire, on est happé : une explication
en appelle une autre, une règle appelle des exceptions et ces exceptions
de nouvelles règles. L’enseignement de la conversation effective (encore
une fois, comprise comme une interaction orale entre deux personnes qui
se communiquent mutuellement des informations nouvelles et circonstanciées)
se pose alors comme un choix absolu : il s’agit de ne pas se laisser
« happer », et pour cela, quoi qu’il arrive, de ne jamais poser le
pied sur la pente. Dans cette approche radicale, l’enseignant répond
aux éventuelles questions « grammaticales » des apprenants par un sourire
et la promesse que tout va s’éclairer de soi-même.
-
Enfin, il se
pose un problème qu’on pourrait appeler socio-institutionnel. Il concerne
le rapport des enseignants avec l’institution, des enseignants entre
eux, et enfin de chaque enseignant avec soi-même. Ce problème peut prendre
de multiples aspects, parmi lesquels : (1) quand il y a un cours dit «
de grammaire » et un cours dit « de conversation », les deux enseignants
ne peuvent ou ne veulent pas coordonner leurs cours : il ne se connaissent
pas ; ils ne s’entendent pas ; l’un est le supérieur hiérarchique
de l’autre et le supérieur impose ses vues, ou encore le subordonné
n’ose pas instiguer de changement, etc. ; (2) quand il n’y a qu’un
seul cours, le fonctionnement de celui-ci est fixé par l’institution
ou par les supérieurs : le manuel est imposé ; le contenu est imposé,
etc. ; (3) l’enseignant qui assure le cours dit « de conversation »,
de par sa propre formation, n’est pas convaincu par une approche conversationnelle
effective ; (4) l’enseignant est, par conviction ou par curiosité, désireux
d’enseigner la conversation, mais il ou elle pense que sa propre maîtrise
de la conversation française est insuffisante.
Ces points
croisent le problème du matériel pédagogique disponible. Les manuels
de grammaire traditionnelle ne permettent pas, pour les raisons de variations
conversationnelles évoquées plus haut, d’enseigner la conversation effective.
Quant aux manuels de conversation, il ne le permettent guère non plus
dans la pratique : soit qu’ils soient des manuels de grammaire traditionnels
déguisés (petit dialogue suivi de longues explications grammaticales)
; soit qu’ils se bornent à présenter des dialogues de personnages inexploitables
dans la classe ; soit qu’ils abordent des sujets trop éloignés des
préoccupations des apprenants.
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2. Pourquoi
et comment résoudre ces problèmes
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J’ai évoqué
plus haut l’approche radicale que mes collègues de la « méthode immédiate
» et moi-même avons le plus souvent adoptée face à toutes ces difficultés
: nous avons d’abord choisi de ne plus poser, même provisoirement, le
pied sur le terrain de l’explication grammaticale. Néanmoins, nous nous
sommes rendus compte de ce que la promesse implicite que « tout va s’éclairer
de soi-même » ne tient pas toujours pour tous les apprenants. Certaines
et certains parviennent sans grande difficultés à extraire des structures
que nous leur proposons les éléments nécessaires à leur apprentissage.
D’autres se mettent à tout confondre, à mélanger les formes, à oublier
le contenu des premières leçons, etc. Ils et elles manifestent dans leur
pratique et expriment dans leurs questions un besoin de structuration du
contenu des conversations, d’organisation des éléments de la phrase,
de bilans des choses vues et apprises, etc.
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Nous ne sommes
pas revenus sur le principe général des conversations effectives dans
la classe, bien au contraire. Les années passées, les échos qui nous
sont parvenus, le fait que la méthode a dépassé le cadre du FLE pour
séduire les enseignants d’autres langues, nous ont confirmé le bien-fondé
de notre travail : créer dans la classe les conditions d’une conversation
réelle, c’est efficace et satisfaisant pour les apprenants, et c’est
agréable et intéressant pour les enseignants. Mais, fort des constatations
ci-dessus, certains d’entre nous se sont dit qu’ils devraient répondre
au besoin, sinon « de grammaire », au moins « de structuration » évoqué
plus haut. Mais pour ce faire, il nous faut dépasser les problèmes que
rencontre habituellement la coordination conversation-grammaire.
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Pour une chose,
la question de la variation constitue l’une des bases de réflexion de
la « méthode immédiate ». Celle-ci est prise en compte depuis son origine.
Les structures conversationnelles sont toujours présentées sous plusieurs
aspects, grâce à des schémas ou des paradigmes donnés au tableau ou
sur des polys (voir Rencontres de 1999). Seule la question des niveaux
de langage reste épineuse. Nous mettons actuellement au point une méthode
de présentation des structures sous forme de phrases-types distinguant
trois niveaux de langage : normal, soutenu et littéraire. Le niveau littéraire
n’a pas d’autre objectif que de faciliter la coordination avec un éventuel
enseignement traditionnel (qui présente, par exemple, « Où votre frère
habite-t-il ? » comme une forme possible de la question).
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De même, nous développons maintenant une méthode destinée à familiariser l’apprenant
avec les points grammaticaux ou morphologiques de la leçon sans que ces
explications empiètent sur le temps de classe. Sur un poly, nous donnons
quelques exemples et une explication minimale, toujours sous forme de phrases-types
(avec leur traduction dans la langue de l’apprenant). L’apprenant qui
ressent un besoin de grammaire peut s’y référer ; celle ou celui qui
préfère s’en passer peut le faire aussi (ce que ne permet pas un cours
où l’explication grammaticale est imposée à toute la classe).
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Par ailleurs,
des méthodes individuelles ont été développées par différents enseignants
(en particulier Bruno Vannieuwenhuyse à Osaka, Gilles Guerrin et Jean-François
Masseron à Gifu, Eric Mauvais à Ehimé) : (1) Faire une introduction
grammaticale minimale au début de chaque cours ; (2) Faire des bilans
grammaticaux à intervalles réguliers, sans y passer, disons, plus d’un
cours sur cinq ; (3) Faire des « débats grammaire » au cours desquels
les apprenants expriment leurs difficultés et essaient de les résoudre
collectivement.
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Enfin, nous
avons travaillé dans différentes institutions à résoudre les problèmes
socio-institutionnels qui s’y présentaient. A ce titre, l’exemple
du Japonais langue étrangère à Jussieu et de l’Allemand Langue Étrangère à Osaka sont instructifs :
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à Jussieu,
le manuel du cours de grammaire était imposé, et, de plus, l’institution
exigeait que le cours de conversation suive, semaine après semaine, le
cours de grammaire. Cette contrainte nous a permis de nous rendre compte
qu’il était possible, pour l’enseignant de conversation, de « suivre
» les pas de l’enseignante de grammaire sans nécessairement se concerter
avec elle. Si, par exemple, la leçon de grammaire avait porté sur, disons,
le passé composé, l’enseignante de conversation pouvait choisir de
traiter « Qu’est-ce que vous avez fait ce week-end ? » ou un sujet
de conversation nécessitant l’emploi du passé composé. Et ainsi de
semaine en semaine.
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à Osaka en
allemand, le contraire s’est produit. L’enseignante de conversation
(qui est l’enseignante étrangère) propose chaque semaine des conversations
effectives dans la classe, et l’enseignant « de grammaire » (qui est
l’enseignant japonais) traite dans son cours les points principaux soulevés
par les structures qui sont apparues dans la conversation.
Nous allons
poursuivre ces efforts cette année. Notre objectif est, dans le cas où
il y a deux cours, que le cours dit « de conversation » et le cours dit
« de grammaire » puissent bénéficier d’une synergie commune, sans
que les enseignants se sentent l’un et l’autre engagés dans une collaboration
qui leur pèse. Nous savons maintenant que les deux enseignants n’ont
pas réellement à se concerter. Il suffit que l’un d’entre eux décide
de suivre les pas de l’autre, et se tienne au courant du contenu de son
cours. Dans le cas où il n’y a qu’un cours (ou que le déroulement
du cours dit « de grammaire » reste complètement opaque), nous souhaitons
mieux répondre au besoin de structuration des apprenants sans perdre ce
que nous avons apporté à la conversation effective.
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