index évaluation index généralLA CARTE DE CRÉDITSLa Carte de Crédits, après l'en-tête, comporte plusieurs parties que nous allons examiner successivement. 1. IDENTIFICATION DE L'ÉTUDIANT
Cette partie sert à
établir l'identité de l'étudiant titulaire de cette
Carte de Crédits. De plus, elle me permet de savoir à laquelle
de mes classes il appartient en mettant en évidence le jour du cours
que je fais suivre du numéro de la période.
2. PRÉSENCE
ET CRÉDITS HEBDOMADAIRES
Ce grand rectangle est divisé en quinze cases même si je n'en utilise en fait qu'une douzaine dans un semestre. Chacune des cases correspond à un cours ; j'y porte deux types d'information sous la forme de coups de tampons : a. La présence : plus besoin de perdre du temps à faire l'appel dans le brouhaha ou en suspendant le cours des activités ; je passe dans les rangs pendant que les étudiants sont occupés à faire quelque chose et je tamponne leurs cartes sans les déranger et sans perdre de temps. Je peux choisir très librement à quel moment dans la période faire ce contrôle, au début, au milieu ou à la fin ; quant aux retardataires, leur cas est réglé en un clin d'œil si je décide de les considérer comme présents. Enfin, il me suffit de jeter un coup d'oeil sur sa carte pour savoir si un étudiant est assidu, identifier quels cours il a manqués et le mettre en face de ses responsabilités. Rapidité et efficacité donc du contrôle de l'assiduité.
b. Les tests hebdomadaires
: pas besoin de notes. Quand le test est excellent, je mets deux coups
de tampons, et un seul s'il est moyen ; enfin s'il n'est pas satisfaisant,
je ne mets rien. Je teste toutes les semaines pendant la première
demi-heure du cours et dans les quinze dernières minutes pendant
que les étudiants recopient dans leur cahier les notes du tableau.
Ce système marche encore avec des classes de quarante ! Le test
porte sur la leçon de la semaine précédente ; il a
le ton d'une conversation où étudiant et professeur sont
assis côte à côte ou face à face, même
s'il a la forme d'un questionnement ; il est très rapide : hésitations
ou silence se soldent immédiatement par un échec. C'est qu'il
faut encourager un travail de qualité et non pas l'à-peu-près.
De plus, comme les étudiants ne prennent que volontairement ce test
et comme la demande est très élevée, je dois être
en mesure de tester tous ceux qui sont volontaires. Pourquoi le volontariat
? Pour responsabiliser les étudiants. Et ça marche, parce
rares sont ceux qui ne prennent pas le test même si un certain nombre
retournent à leur place sans crédits. Et c'est une grande
satisfaction pour le professeur que de voir ses étudiants quitter
leur manteau d'inertie pour venir à lui et lui parler en français,
de leur propre mouvement, sans traîner les pieds et pour un bon nombre
avec un plaisir évident.
Le test final, qui met face à face étudiant et professeur, est oral seulement et consiste en un questionnement qui prend en compte tout le cours du semestre. Il met en jeu à la fois compétences de compréhension et d'expression orales puisque pour répondre à une question, un étudiant doit au préalable l'avoir comprise. Cette interrogation doit avoir les dehors et l'allure d'une conversation et non pas de l'interrogatoire d'un supplicié. Le cours a donné à l'étudiant les moyens de répondre à mes questions ; je ne lui demande donc pas d'improviser des réponses sur des thèmes ou avec du vocabulaire et des structures syntaxiques qu'il n'aurait pas expérimentés avec moi. Mais d'un autre côté, je ne lui donne pas non plus de temps pour préparer des réponses à des questions que je lui aurais soumises avant le test. Si l'étudiant a une idée de ce dont on va peut-être parler, en revanche parmi tous les thèmes possibles, il ne sait pas ( moi non plus ) lesquels nous allons aborder ni dans quel ordre ; et dans un thème donné, il ne sait pas quelles questions je vais poser. Il ne sait pas par quoi je vais commencer ni quel tour va prendre la conversation. Ce test demande donc de lui une grande flexibilité et de la présence d'esprit ; il n'a pas le temps de penser en japonais, et s'il se le donne , il est perdu. Le par-cœur mécanique n'est pas non plus d'un grand secours ; l'effort de mémoire que je demande est plus subtile parce qu'il doit se glisser un tant soit peu dans l'intelligence de la langue et du thème.
Sous nos yeux, les miens et ceux de l'étudiant, je dispose d'un carré composé de trente cases ; j'en coche une chaque fois que j'obtiens une réponse globalement satisfaisante tant au niveau de la prononciation, de la grammaire que du sens. Chronomètre en main, je donne quatre minute pour répondre si possible à trente questions, auquel cas l'étudiant obtient la note maximale de 30 ; s'il ne répond qu'à vint-cinq questions, il a 25. Cette notation est facile à conduire et ne nécessite pas de calculs compliqués ; à la fin du test, un seul coup d'œil au tableau nous donne, à l'étudiant et à moi, sa note. Il arrive qu'une question suscite une réponse complexe ; dans ce cas, je coche deux cases, voire très exceptionnellement trois. Je peux doser la difficulté des questions ; faciles au début pour mettre l'étudiant en confiance, elles deviennent plus difficiles par la suite. Quand l'étudiant ne peut pas donner de réponse parce qu'il n'a pas compris la question, je la reformule ; mais quand c'est parce qu'il ne sait pas comment y répondre, je laisse passer un certain temps avant d'en poser une autre sur un autre sujet ; dans tous les cas, il paie son ignorance en temps perdu. Au total , rapidité, simplicité et flexibilité. Et, je crois, une objectivité satisfaisante ; jamais aucun étudiant n'a contesté la note de son test. 4. LE CALCUL DE LA NOTE FINALE
Pour son calcul, je prends en compte quatre éléments pondérés de la façon suivante : a. La tenue du cahier, notée sur 10 : c'est le seul support écrit du cours, en l'absence de tout manuel ; en conséquence, il importe qu'il soit bien tenu. Je veux un cahier, pas des feuilles volantes, complet, propre et sans fautes ; une nouvelle leçon doit toujours commencer en haut de la page avec la date à la française. La page de gauche est consacrée aux seules notes recopiées du tableau ; la page de droite est laissée à la disposition de l'étudiant qui peut y écrire ce qu'il veut dans la langue de son choix. Je me suis aperçu que la plupart des étudiants ont un besoin irrépressible d'écrire leurs propres "choses" ; en reconnaissant à ses dernières un espace particulier dans le cahier, j'évite qu'elles ne viennent "polluer" avec leurs erreurs les notes relevées du tableau. Ces notes, je les y écris au fur et à mesure du cours ; ce ne sont jamais des phrases complètes mais des bribes pas toujours disposées de façon ordonnée pour éviter le par-cœur mécanique et ses pétrifications. A la maison, l'étudiant doit donc reconstruire le cours et s'approprier des points de langue qu'il a déjà, il est vrai, expérimentés en cours avec son partenaire. b. La présence, notée sur 20 : elle est obligatoire et une absence fait perdre 3 points. La présence est nécessaire parce que les notes recopiées du cahier d'un ami sont difficilement exploitables si l'on n'est pas soi-même venu en classe : en assistant régulièrement au cours, un étudiant se constitue une compétence langagière qui dépasse largement le contenu parcellaire du cahier. Si la présence compte pour près du tiers de la note finale, ce qui peut paraître élevé, c'est pour encourager un travail régulier dans le semestre, régularité dont certains étudiants ne mesurent pas toujours l'importance dans l'apprentissage d'une langue. c. Les tests hebdomadaires, notés sur 40 : le meilleur score dans la classe ( celui qui a le plus de tampons ) a le maximum ; la note des autres est calculée par une règle de trois. A ce niveau-là, les étudiants sont en compétition et ont un intérêt direct à ne pas relâcher leur effort pendant tout le semestre. Ils entrent pour près du tiers de la note finale, là encore, pour encourager un travail régulier. d. La note du test final, sur 30. 5. LES AVANTAGES DE CE MODE DE CALCUL Ce système de calcul présente les avantages suivants :
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